Knowledge is Power
* Episode II *
La recherche de soi
Tu culpabilises c'est normal. Mais vois au moins que tu progresses. Tu peux mettre des mots sur ce que tu ressentais. Tu commences à comprendre ce qu'il t'arrive. Il te faut maintenant en faire quelque chose de productif. Ta nature va commencer à s'exprimer. Ces gens autour de toi t'énervent et tu laisses enfin les mots affluer. Tu ne les retiens plus. Bientôt il sera temps pour toi de te défendre mais pour cela tu devras être prêt. Il te faut changer pour changer ce qui t'entour. Ton agression s'est produite par ce que tu n'étais pas entraîné. Du dois te préparer à affronter le monde. Rendors-toi je vais te montrer autre chose.
Tu dois t'habituer au pire pour que l'atroce ne te pose pas de problème. Tu dois t'y faire pour que la souffrance ne soit plus qu'une douce saveur, un vin à apprécier doucement, verre par verre. Ce breuvage de sang doit t'enivrer progressivement, passer dans tes veines. Tu dois le laisser t'envahir pour que cet enfant en face de toi te paraisse presque appetissant. Ses yeux fermés de leurs cils te laissent tout le loisir de le voir, de le sentir lui et son doux parfum de pureté. Tu commences par caresser ses cheveux pour te faire à son contact. Il ne se réveille pas, non tu es trop doux, ta main le charme et l'enfonce toujours plus profondément dans le sommeil. Maintenant à toi de l'y noyer pour l'éternité. Sa beauté ne doit pas te charmer mais elle doit provoquer en toi cette pulsion, cette puissance que tu as accumulée depuis un moment déjà. Tu es si fébrile que tu ne sais à quel moment te laisser aller. Aller passe à l'acte, c'est le moment, tel l'orgasme, il ne faut pas le rater. Te voilà en train de descendre ta main le long son nez, petit et fin tandis que l'autre la rejoint à son coup. Tu les synchronises et les enfonces lentement dans sa gorge que tu dois aller chercher. Ne précipite rien, il ne faut pas perdre le moindre instant de plaisir. Tu commences à exercer une pression, de plus en plus forte jusqu'à ce que sa respiration ne commence à être altérée. Il laisse échapper des sons, comme des râles, des ronflements paisibles. La pression augmentant ils cessent et la respiration s'arrête. Tu t'en tiens là quelques secondes le temps qu'il manque d'oxygène. Quand il commence à réagir, paniqué, tu laisse toute ta force exploser, comme si un électrochoc l'avait déclenché. Il étouffe en silence, comme un bébé qui dort. Tu sers et sers encore jusqu'à sentir un craquement, un à-coup décisif, celui de la fin d'un orgasme. C'est déjà finit. Que faire ? Plus rien, cela t'as suffit. Pour le moment ton appétit en est là. Tu le regardes et il semble toujours endormi. Il l'est et grâce à toi pour toujours. Tu te réveilles. Cette fois tu sens que ces rêves ressemblent de moins en moins à des cauchemars. Tu commences à les accepter et te rends compte qu'ils correspondent à ce qui boue de plus en plus fort en toi. Tout va bien, c'est normal. Les choses se passent comme elles doivent se passer et même plus vite encore que ce que je n'avais prévu. Tu verras, je vais commencer à t'apprendre des tas de choses. Tu n'as pas raté tes études et tu les reprendras, quand le moment sera venu. Pour le moment affronte juste ton supérieur une fois encore et dis lui que tu manques de vitamines ou regarde le simplement, sans rien dans le regard. Il sera mal à l'aise et toi en paix.